Coopérative Agricole Mawoube de Yere-yere (CAMAYE)

Filière CACAO

Côte d'Ivoire

Date de fondation : 2008

LieuAbengourou, région du Indénié-Djuablin, Côte d’Ivoire

Nombre de membres : 1314

Produits : Cacao

LabelsFairtrade Max Havelaar

Site : camaye.org

En quelques mots ...

Associer des cultures vivrières aux cacaoyers et développer les pratiques d’agroforesterie pour améliorer les revenus des producteurs et la durabilité environnementale des exploitations.

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LA COOPÉRATIVE :

 

La Coopérative Agricole Mawoube de Yere-yere (CAMAYE) rassemble 1314 membres, dont 250 femmes. Née en 2008, elle opère dans le Sud-Est du pays, près de la frontière avec le Ghana. Elle est certifiée en commerce équitable sous le label Faitrade Max Havelaar.

 

LE CACAO :

 

Dans la région de l’Indénié-Djuablin, l’activité économique repose principalement sur l’agriculture, en particulier trois cultures de rente (le cacao, l’hévéa et le café). En revanche, les produits vivriers sont peu cultivés, ce qui les rend rares et chers. Le cacao représente à lui-seul 55% du PIB agricole local, et plus de 80% des producteurs du département sont des cacaoculteurs. La région d’Abengourou a été au cœur de l’exploitation intensive du cacao, ce qui a conduit à une déforestation importante. La région devient peu à peu une zone de savane, plus exposée aux conséquences du changement climatique : baisse de la pluviométrie, saisons sèches plus longues, une recrudescence des attaques de parasites.

Par ailleurs, les vergers de cacao vieillissent (plus de 40 ans d’âge en moyenne) et leurs rendements s’affaiblissent, d’où une diminution des revenus et la dégradation des conditions de vie des producteurs de cacao.

 

LE PROJET :

 

Le projet porté par la CAMAYE a pour but d’améliorer les revenus des producteurs membres grâce à la diversification et la stabilisation de leurs revenus.

  • Associations de cultures vivrières et maraîchères avec les cacaoyers : des formations sont dispensées aux producteurs et à leurs femmes sur la production de nouveaux plants de fruits et légumes, les techniques de semence et les itinéraires techniques de ces nouvelles cultures.

  • Production sous couvert forestier : plantation d’arbres forestiers et d’arbres fruitiers entre les cacaoyers pour créer de l’ombrage, afin de maintenir une humidité suffisante dans les parcelles et d’éloigner certains prédateurs ; élagage et nettoyage, remplacement des arbres morts par de jeunes plants ; formation de producteurs aux techniques d'agroforesterie.

  • Formation des producteurs et de leurs femmes à la fabrication et l’utilisation de pesticides organiques, plus économiques pour les producteurs et moins nocifs pour l’environnement.

RÉSULTATS ATTENDUS :
  • L’équipe technique de la coopérative, ainsi que 20 producteurs, ont renforcé leurs connaissances et leur mise en pratique de techniques d’agroforesterie.

  • 4 espèces d’arbres (gliricidia, akpi, fraké, oranger) et 4 types de cultures vivrières (igname, banane, arachide et légumes) sont cultivés en association avec le cacao à raison de plus de 1000 plants par hectare, soit plus de 15 000 bananiers, 66 000 buttes d’ignames, 500 orangers,…

  • La coopérative et ses membres ainsi que les femmes obtiennent un revenu plus important (au moins +30%), mais aussi plus stable au long de l’année, grâce à la vente d’au moins 400 tonnes de produits vivriers et aux rendements plus importants du cacao.

  • 20 couples de producteurs sont formés sur la culture de légumes et sur la production et l’usage de pesticides organiques, et 30 femmes sont formées sur la prospection sur les marchés locaux.

Un programme mené par :

avec le soutien de :