Coopérative Agricole du Kénédougou (COOPAKE) 

Filière ANACARDE

Burkina Faso

Date de fondation : 1963

Lieu : Orodara, Province du Kénédougou, Région des Hauts-Bassins, Burkina Faso

Nombre de producteurs : 250

Produits : Anacarde, sésame, mangue, fleur d’hibiscus

Labels : SPP, Fairtrade Max Havelaar, Agriculture Biologique

En quelques mots ...

Augmenter la valeur ajoutée de la filière anacarde à travers la mise en place d’une technique de transformation innovante et durable

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LA COOPÉRATIVE :

 

La Coopérative Agricole du Kénédougou (COOPAKE) rassemble 250 producteurs (160 hommes et 90 femmes) autour des diverses filières comme l’anacarde, le sésame, la mangue ou encore l’hibiscus et le karité. La coopérative a obtenu la certification « Agriculture Biologique » d’Ecocert pour une partie de ses producteurs en 2000, et est engagée dans une démarche de commerce équitable depuis 2007 avec le label Fairtrade Max Havelaar.

 

L’ANACARDE :

La province du Kénédougou, située à l’extrême Ouest du Burkina Faso, et dans laquelle est située la COOPAKE, est une région adaptée à la culture fruitière en général, et à la filière anacarde en particulier, de par sa localisation, son relief et son climat. Ainsi, face à la forte demande existante depuis les années 80, la région a beaucoup développé la culture de noix de cajou. Les rendements sont globalement bons et en augmentation, mais aujourd’hui encore, seule 10 à 15% de la production de la région est transformée localement, le reste étant exporté à l’état brut, sans création de valeur ajoutée.

 

LE PROJET :

Le projet de la COOPAKE, financé dans le cadre du programme EQUITE, vise à améliorer la transformation de l’anacarde, en adoptant des pratiques respectueuses de l’environnement.

• Le projet prévoit la promotion auprès des producteurs et la mise en place de pratiques culturales agro-écologiques et d’agroforesterie, et d’inciter au passage en agriculture biologique et à la diversification de la production. Cela passera par l’organisation de sessions de formation et la mise en place d’un suivi technique sur les pratiques d’agroforesterie, de protection de la fertilité des sols, et d’associations culturales (sésame et légumineuses en association avec de l’hibiscus et du karité). Cette diversification des productions, en y incluant des cultures vivrières, permettra aux producteurs de sécuriser leurs revenus.

• L’installation d’une unité de transformation d’anacarde est une des activités principales de ce projet. Son installation présente un caractère innovant, puisqu’elle fonctionnera grâce aux coques de noix de cajou, ce qui permettra de valoriser ces déchets, et de limiter l’impact de l’unité sur l’environnement. La production d’un compost de qualité est prévue, afin d’utiliser les déchets de la mangue et d’anacarde, et de produire un engrais organique qui sera utilisé pour la fertilisation biologique des parcelles. Ces activités participeront à la création d'emplois (souvent occupés par des femmes), ainsi qu’à une augmentation de la valeur ajoutée produite par la coopérative, ce qui aura donc une répercussion positive sur les producteurs de la région et leur niveau de vie.

• Un renforcement des capacités, à la fois financières, techniques, de gestion et de contrôle interne de la coopérative sera aussi mis en œuvre, par l’appui de partenaires compétents. Cela permettra d’améliorer l’autonomie de la coopérative, et de garantir sa durabilité.

RÉSULTATS ATTENDUS :
  • Les pratiques culturales des producteurs évoluent vers une démarche agro-écologique, et il y a une augmentation de 50% de producteurs certifiés en agriculture biologique.

  • L’unité de décorticage de noix de cajou transforme au moins 5% du volume de noix brute produit.

  • Les déchets de transformation de mangue et d’anacarde sont valorisés à plus de 80%.

  • Les employés de la coopérative sont formés et maîtrisent les outils de gestion administratifs et financiers. Un plan stratégique sur 10 ans est défini, basé sur un diagnostic interne à la coopérative.

Un programme mené par :

avec le soutien de :