CAMAYE : PIONNIÈRE D’UN MODÈLE AGROFORESTIER PARMI LES PLUS AMBITIEUX !

Du 28 novembre au 5 décembre 2018, une délégation constituée des principaux opérateurs du programme ÉQUITÉ, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, le réseau Ouest-Africain de Fairtrade Africa, Commerce Equitable France et l’Agence Française de Développement (AFD), ont participé à une mission de suivi des principales réalisations du programme en Côte d’Ivoire.

 

Chez la Coopérative Agricole Mawoubé de Yéré Yéré (CAMAYE) à Abengourou, les membres de la délégation ont visité deux parcelles agroforestières installées dans le cadre du programme EQUITE et constaté la grande biodiversité cultivée de ces parcelles. On y compte 26 arbres forestiers/ha (fraké, akpi…), 100 arbres fruitiers/ha (avocatier, orangers…), des cultures vivrières en intercalaire des rangs de cacaoyers (igname, piments, tomates, etc.) et des arbres fertilitaires comme le Gliricidia (qui a également la vocation de servir de tuteur à l’igname).

 

Alors même que  la culture du cacao a sacrifié plus de 80% du couvert forestier ivoirien depuis les années 60, la rénovation des cacaoyères à travers un mode de production agroforestier exigeant se fait de plus en plus pressante. C’est par exemple ce que recommande l’IDDRI : la mise en place de parcelles agroforestières complexes à ombrage stratifié avec plus de 50 arbres par hectare. Ces arbres fournissent de nombreux services écosystémiques : maintien d’une humidité suffisante, limitation des insectes ravageurs comme les mirides et les punaises grâce à la multiplication des auxiliaires de culture comme les fourmis rouges, baisse de la prolifération des herbes adventices comme l’herbe dite « Sékou Touré » et l’herbe de Guinée…

 

C’est justement le modèle déployé par la CAMAYE : plantation de plus de 126 arbres d’ombrage à l’hectare, sans compter les bananiers plantés au pied de chaque cacaoyer pendant les premières années de leur croissance. Sur le plan économique, cette biodiversité cultivée s’annonce fondamentale car elle semble garantir un amortissement plus rapide des investissements initiaux pour installer une telle parcelle : commercialisation des régimes de bananes, des légumes récoltés, etc.

 

Néanmoins, l’installation de surfaces agroforestières complexes à fort ombrage représente un coût initial inaccessible pour les coopératives cacaoyères : elles ne disposent pas de la trésorerie et du fond de roulement nécessaire. L’appui des coopératives par des programmes de développement comme ÉQUITÉ s’avère essentiel pour leur accès à des financements sous forme de subventions ou de prêts.

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